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Agenda des Manifestations

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L'Eglise du Nayrac

Accès direct aux chapitres : Un peu d'histoire - Horloge - Cloches

Les origines de l'Eglise ne sont guère précises mais remonteraient à des temps forts anciens. L'édifice date du XVème siècle. Une partie de l'édifice daterait du XVIIème siècle (1647).

Eglise du Nayrac

Il existait autrefois plusieurs chapelles ou oratoires : l'Etat du Diocèse de Rodez en 1771 publié en 1906 par le CONSEIL DÉPARTEMENTAL.

L'Etat dressé par l'Abbé de Grimaldi "Les Bénéfices de Rodez" avant la Révolution de 1789, publié en 1906, mentionnent des chapelles :

  • Chapelle de Guiol dite Del Guyol, chapelle laïque sous l'invocation de Saint-Barthélémy et Notre-Dame, qui est nommée par un "païsan" appelé Puechmurol, fondée par Vincent Garriguet dans la Chapelle Rurale de Guiol.
  • Chapelle de Neyrolles (plutôt un obit) qui est nommée par le Curé et le marguillier.
  • Chapelle appelée la "Dommerie" de Cadamarans, un des sept ermitages du Diocèse. Le Prieuré du Nayrac le fit construire vers l'an 1000 sur les bords du Lot. Ce serait la Chapelle Del Dol.

Un oratoire existait au Château de Frayssinet (Château de la famille de Frayssinet, cité dès 1102. Il passa vers 1360 à la famille d'Izarn. Il fut pris par les routiers au XIVème siècle. Vers 1582, Vital Izarn le reconstruisit (beau bâtiment de style Renaissance, cheminées). Il fut pillé pendant la Révolution (-1794-). Il est noté dans les archives paroissiales :

"Le tableau de l'Autel représentant la Nativité de notre Seigneur a été acquis par la Fabrique du Nayrac. Il est placé à l'opposite de la Chaire. Il n'y est plus. L'Abbé Bessier l'a remplacé par un bien beau Christ acheté à Paris en 1844. Cet Oratoire, abandonné depuis 1789 est placé dans une tour du château menaçant ruine. Cette tour est détruite. Elle était située au bout du grand escalier du château."

Tant que l'Eglise du Nayrac dépendit d'un Prieuré, elle eut pour Patron : Saint Andréol.

Le Chapître lui substitua Saint Etienne, premier martyr, quand le Prieuré fut transformé en simple Cure. Le Nayrac fête la Saint Etienne début août : c'est à cette période de l'année que l'on fit "l'inventaire" des Reliques de Saint Etienne. Elles sont toujours exposées à l'Eglise le jour de la fête.

Eglise du Nayrac

Le Maître-Autel de l'Eglise est orné d'un Rétable de la Vierge en bois doré du XIIIème siècle en provenance de la Chapelle du château de Freyssinet.

  • Un médaillon y représente le couronnement de la Vierge ;
  • La vie du Christ y figure sur les bas-côtés.

En Bas-Reliefs, une oeuvre de Coalhac, sculpteur d'Espalion (1760) représente les Mystère du Rosaire.

Jadis le Choeur était délimité par une grille en fer forgé en forme de demi-lune dont la main courante servait de table de communion. Un banc était réservé aux Fabriciens, un tableau représentait Saint Etienne, sur le devant de l'Autel encadré de colonnes à torsades, on pouvait admirer un sculpté en bois représentant l'Agneau de Dieu, l'ensemble était surmonté d'une Sainte Trinité.

Les sermons prenaient toute leur importance, prononcés du haut d'une Chaire en bois sculpté, surmontée d'un abat-voix.

Dans l'aile gauche, un Autel était consacré au Sacre Coeur de Jésus. Dans l'aile droite, on pouvait admirer le Retable de la Vierge.

Des Reliquaires renfermant les Reliques de Saint Sépulcre, de Saint Laurens, Saint Sébastien, Saint Roch, Saint Caprioso, Saint Ferréol, Saint Fleuret, Sainte Foy, se trouvent encore dans la Sacristie.

Un peu d'histoire

Au moyen-âge l'Eglise faisait partie d'un Prieuré placé sous la dépendance du Chapitre de Rodez.

Vers le milieu du XIVème siècle (selon certains auteurs) le Prieuré aurait été converti en Cure (mais ce changement n'eut peut-être lieu que plus tard).

Le 21 janvier 1400 selon l'Etat dressé par l'Abbé de Grimaldi, le bénéfice fut désuni par "Guilhaume Ortholano, Evêque de Rodez qui donna au Curé : maison, jardin, pré, le casuel, le tiers de la dîme, du vin, du carnelage, avec le tiers des charges".

Eglise du Nayrac

En 1517 suite à une demande du Bienheureux François d'Estaing, Evêque de Rodez, l'annexion du Prieuré du Nayrac au Chapitre de Rodez fut autorisée par un bref exprès du Pape.

En 1556 "Le Prieuré fut réuni au Chapitre de Rodez par le Pape Paul, sur la demande du Roi Henri II".

C'est au XVIème siècle qu'il fut transformé en Paroisse. L'Eglise se trouvait située à son emplacement actuel mais n'avait pas de clocher et était beaucoup plus petite qu'elle ne l'est actuellement.

En 1596 le Chapitre de Rodez eut à payer 2 livres 12 sous pour 26 livres de fer en tige à mettre aux baies de l'Eglise.

Début XVIIème siècle le Registre de Catholicité fait état dans l'Eglise de chapelles latérales :

  • Chapelle Sainte Anne, Chapelle Saint Joseph, Chapelle du Rosaire, Chapelle Saint Roch, Chapelle Saint Jean Baptiste, Chapelle Saint Andréol, Chapelle Caprais ou Capriosis.

Le 5 mars 1687 selon l'Etat dressé par l'Abbé de Grimaldi. Par transaction passée entre le Chapitre et le Curé, le premier s'oblige de payer les décimes, dons gratuits, charges ordinaires et extraordinaires, tant que la déclaration de 1686 aura lieu.

Le Vicaire établit pour la paroisse était payé deux tiers par le Chapitre et le tiers par le Curé qui avait pour sa pension le tiers du Bénéfice ; il a renoncé à ce tiers et a opté la congrue en juillet 1787.

Eglise du Nayrac

En 1771 un état du Diocèse de Rodez qui sera publié en 1906 par le CONSEIL DÉPARTEMENTAL nous apporte les questions et les réponses suivantes relatives à la Paroisse du Nayrac :

  • Nom de la Paroisse : "Neyrac"

Nom du Patron ou collaborateur : Monsieur l'Evêque de Rodez est collaborateur de la Cure et le Prieuré est annexé au Chapitre de la Cathédrale de Rodez.

Nom de la Subdélégation et du Présidial, dans le ressort desquels se trouve la Paroisse : Rodez dont la distance par rapport au "Neyrac" est estimée à "six bonnes lieues".

Si le "Presbytère" est bien bâti ? : "Assez bien".

Nom du Seigneur ou des Seigneurs temporels : Messieurs de Freyssinet et d'Estaing sont les deux seuls seigneurs justiciers et principaux directiers ; par surplus, Mademoiselle Goudal, veuve du Sieur Miquel, et le Sieur Flaugergues de Conques, ont quelque directe.

Quels sont les différents droits Seigneuriaux qu'ils perçoivent dans la Paroisse ? : Ils perçoivent du seigle, de l'avoine peluque, quelque peu de vin et d'argent, quelques poules, quelques quints et le droit de laux.

Y-a-t-il des dîmes inféodées ? : Il n'y a point de Dîmes inféodées..

Si le "Presbytère" est bien bâti ? : "Assez bien".

Nom du Décimateur ou des Décimateurs et curés primitifs, s'il y en a : Le Chapitre de Rodez a les deux tiers de la dîme et le curé l'autre tiers sur lequel il paye l'entier honoraire du Vicaire, c'est à dire 20 pistoles.

Quelle est la quotité de la dîme pour chacun d'eux et à combien peut-on évaluer le produit en grains, année commune ? : La dîme consiste dans chaque onzième gerbe de seigle seulement car pour les autres grains on en fait si peu qu'on ne les dîme pas et dans le onzième panier de vendange ; mais cette dîme n'est pas payée exactement. Le produit en grains, année commune, peut être évalué à cent septiers de seigle, le septier pesant environ 180 livres, et à 12 pipes de vin, la pipe pesant 10 quintaux et demi environ.

Quelle est l'étendue de la Paroisse dans son plus grand et plus petit diamètre, en comptant la distance par le temps qu'un homme à pied "employe" à le parcourir ? : Il faut noter que l'Eglise paroissiale se trouve tout à fait à l'extrémité de la Paroisse. L'étendue de la Paroisse est d'une heure trois quarts dans son plus grand diamètre et d'une heure et un quart dans son plus petit diamètre.

Combien de villages en sont séparés, quelle en est la distance, et combien s'y trouve-t-il d'habitants ? : Il y a 28 villages séparés du chef-lieu. Du côté du couchant, la distance en est d'une heure trois quarts pour un homme à pied ; du côté du midi et du septentrion, elle est de trois quarts d'heure et il n'y en a point du côté du levant. Il y a en tout six cent quarante-cinq habitants.

Y-a-t-il quelque Eglise ou Chapelle Succursale ? Y administre-t-on les Sacrements ? : Il n'y a point d'Eglise Succursale.

Quels sont les Ecclésiastiques employés au Saint Ministère dans la Paroisse ? : Le Curé et un Vicaire.

Y-a-t-il suffisamment de Ministres chargés du Service Spirituel de la Paroisse ? : Le Curé et le Vicaire suffisent pour le Service Spirituel de la Paroisse, mais ils ont surchargés par le voisinage de la Paroisse d'Estaing et surtout par le voisinage de celle de Florentin, dont trois ou quatre villages se trouvent auprès de l'Eglise du Nayrac et à une lieue de leur Eglise Paroissiale.

Eglise du Nayrac

Quels sont les autres Ecclésiastiques résidant dans l'étendue de la Paroisse ? Si c'est à titre de Bénéfice ou autrement ? : Il n'y a point de bénéfice régulier. Il y a une Chapelle appelée la "dommerie" de Cadamarans dont le titulaire a quelques directes dans la Paroisse. Monsieur l'Evêque y nomme, l'Eglise est entièrement ruinée. Il y a encore une chapelle laïque, dite Del Guyol... L'Eglise est aussi interdite. Il y a encore une autre petite Chapelle ou plutôt un obit, appelée de Neyrolles... Les biens de ces deux dernières sont ruraux et ne fournissent qu'un fort modique revenu.

Y-a-t-il dans la Paroisse des biens dépendant de Bénéfices ou de Communautés, et Corps Ecclésiastiques, dont le chef-lieu ne soit pas dans la Paroisse ? : La Communauté de Bonneval a environ une charretée de seigle ou de mauvais avoine. Le Prieur de Trédou en a 12 à 20 quartons ; cette rente dépend du bénéfice de Trédou. L'aumônier de Conques, membre de ce Chapitre a une albergue et une rente de quelques quartons de seigle et d'avoine. Tous ces quatre ont directe sur les biens de leurs fiefs.

Quelles sont les mesures prises pour le logement et la nourriture du Vicaire ? : Aucune, excepté lorsqu'il fait sa dépense avec le Curé.

Combien y-a-t-il de pauvres dans l'étendue de la Paroisse ? Y-a-t-il des mendiants ? Sont-ils dans le Paroisse et en quel nombre ? : Il y a dans la Paroisse 110 pauvres. Il y en a 12 d'invalides et si, sous ce terme, on comprend les enfants qui par leur âge ne peuvent pas gagner leur vie, il faut en ajouter 30 aux 12 mentionnés. Les 42 ont besoin d'un secours entier, les autres d'un demi-secours. On voit tous les jours des mendiants étrangers qui ne sont pas domiciliés dans la Paroisse. Ces 42 invalides de la Paroisse mendient journellement, même hors de la Paroisse quand ils peuvent, les autres 70 mendient dans la Paroisse la moitié de l'année.

Monsieur le Curé estime-t-il que la récolte d'une année commune soit suffisante pour nourrir ses paroissiens d'une moisson à l'autre ? : Monsieur le Curé estime que le "bled" y compris le peu de "bled noir" suffit tout au plus pour la moitié de l'année, années communes.

En cas d'insuffisance de la récolte faite dans la Paroisse, quelles peuvent être les autres ressources ? : Dans l'insuffisance de la récolte du "bled" on n'a pour ressource que les pommes de terre dont on fait une "assès" grande quantité depuis quelques années, les châtaignes, les pommes et poires, le vin, mais ces récoltes sont "assez casuelles" et enfin le peu de profit qu'on peut faire sur les bestiaux ; et sur cela il faut payer des charges très considérables.

L'Eglise est-elle en bon état de réparations ? : L'Eglise est en "assès" bon état, mais elle a besoin d'être blanchie en entier et une chapelle qui appartient à un particulier manque de tout.

Est-elle suffisamment pourvue d'Ornements, Livres et Vases Sacrés ? : Il y a "assès" d'Ornements, mais à l'exception de 3, ils sont tous d'étoffe commune, de ces trois, un a besoin d'étole et de manipule et une autre d'étole, de manipule et de bourse. On a besoin d'un grand vespéral, d'une bourse pour le Saint Viatique, d'une clef pour la Sacristie, de deux corporaux, d'une douzaine de purificatoires, de quelques essuie-mains et au moins d'une nappe pour le Maître-Autel. Il y a les Vases Sacrés purement nécessaires ; la dorure de tous est usée et le pied de l'Ostensoir est d'étain au lieu qu'il "devroit" être d'argent.

Le service divin s'y fait avec "assès" de décence et les paroissiens y sont "assès" assidus.

Il y a près de 8 ans que le sacrement de confirmation n'y a pas été administré.

En 1842, l'Evêque a béni une chapelle. Un Autel privilégié donnait droit à des indulgences.

En 1853, sous le Curé Besier, bénédiction de l'Eglise. Les Autels sont redorés à neuf. L'Eglise est dédiée à Saint Etienne qui était déjà son Patron.

Assistaient le Clergé

Le Conseil de Fabrique ou Fabrique administrait les biens paroissiaux, il fut remplacé par le Conseil Paroissial présidé par le curé.

Le Fabricien ou marguillier était membre du Conseil de Fabrique.

Lo Campanier, outre ses fonctions habituelles, il lui arrivait à l'occasion, de sonner les cloches par temps d'orage pour l'éloigner ou éviter les risque de grêle.

Ce moyen était également utilisé à Vila Comtal et à La Capela de l'Orador à Estaing.

Il fut un temps où Lo Campanier était rémunéré par des dons en nature. Il le fut ensuite sous forme de dons en argent. "A Lo Nairac, lo campanier passava per Nadal"

Quelques noms de carillonneurs :

  • François VIARGUES, La Garrigue
  • Calixte VIARGUES (son fils), La Garrigue. On disait de lui qu'il faisait bien chanter les cloches.
  • Joseph MONTEIL, Le Couderc
  • Amans MONTEIL (son fils), Le Nayrac
  • Monsieur GALIN (à l'époque de la guerre), Le Couderc
  • René-Pierre TUFFERY, Le Couderc, dernier carillonneur avant qu'il ne soit procédé à l'électrification des cloches.

La Cadièiraire percevait pour la paroisse, le droit de location des chaises à l'Eglise. Pendant de longues années, ce fut Mademoiselle Eugénie DELMAS, soeur de l'abbé DELMAS, qui assura bénévolement cette quête. Monsieur GALIN, cité plus haut, remplit momentanément cette charge pendant la guerre.

Las Margulhièiras, "elles doivent assurer la bonne tenue de la Sacristie, la propreté et la décoration de l'Eglise, l'ornementation des autels. Aux processions du Très Saint Sacrement, elles ont l'honneur de suivre le dais, un cierge à la main. Le dimanche de la Trinité, selon l'usage, Madame Maria JALBERT, Madame Alphonsine LAURENS, Mademoiselle Marie LAURENS et Mademoiselle Marcelle GAUBERT ont reçu, du haut de la chaire, des remerciements et des éloges bien mérités." Extrait du mensuel "Le Clocher du Nayrac", mai 1926

Lo Clergue assistait le curé lors des messes ou services religieux liés aux paroissiens ou au souvenir des défunts. Les derniers d'entre eux se souviennent d'avoir perçu quelque argent qui était, pour eux, toujours le bienvenu.

En 1840, le lustre de cristal provenant du Château de Versailles fut acheté 1 222 Francs par 27 bienfaiteurs.

En 1847, agrandissement de l'Eglise dans le sens de la largeur, au détriment des six chapelles latérales. C'est à cette époque que fut construit le clocher actuel en remplacement du campanile existant.

Eglise du Nayrac

Acquisition en 1852 d'un tableau représentant "Le Sommeil de l'Enfant Jésus", aujourd'hui disparu. Ce tableau a été exécuté par Mademoiselle Juliette BOURGEOIS de GARENCIERE, également connue comme copiste sous son nom marital Juliette de Ribeiro. Il s'agit ici d'un achat par commande à l'artiste le 5 juillet 1848 pour la somme de 600 Francs. Bien que le registre de la série F21 mentionne que le tableau à copier soit une oeuvre de "Maretti qui faisait partie de l'ancien musée espagnol", il s'agissait plus vraisemblablement d'une réplique d'une oeuvre peinte sur bois du peintre romain Carlo Maratta (1625 - 1713) exécutée en 1697. Le tableau est alors donné à Louis XIV par le cardinal Janson et entre dans les collections royales avant d'être conservé au musée du Louvre (INV 373). L'oeuvre est déposée dans l'église paroissiale du Nayrac en 1852. Cette réplique est répertoriée sur les registres du FNAC sous le numéro d'inventaire Inv PFH-1363. Le tableau n'a pas été localisé lors du récolement du FNAC en date du 17 juillet 2003. L'église a été restaurée en 1970 sous l'égide de son prêtre desservant, Père BOULET. C'est peut-être à cette occasion que l'oeuvre a disparu.

Eglise du Nayrac

En 1860, achat et pose de 5 cloches.

En 1876, reconstruction partielle du presbytère et réfection totale de la façade du Midi.

En 1881, acquisition d'une horloge.

En 1928, achat par des familles des anciens vitraux.

En 1931, ravalement intérieur et extérieur de l'Eglise.

  • - Souscription obtenue à Paris
  • - Souscription obtenue à Paris
  • - Produit de 3 collectes des Marguillières
  • 25 630,00 F
  • 26 770,00 F
  • 3 000,00 F
  • (anciens francs)
  • (anciens francs)
  • (anciens francs)
  • En 1936, installation de l'horloge actuelle avec son carillon

    • - Montant de la dépense
    • - Souscription dans la Paroisse
    • et installation du chauffage à air pulsé
      entièrement financé par les Nayracois de Paris.
    • 14 751,50 F
    • 11 559,00 F
    • 160 005,00 F
  • (anciens francs)
  • (anciens francs)
  • (anciens francs)
  • En 1954, installation du chauffage à gaz collectés au Nayrac.

    • - Montant de la dépense
    • 300 000,00 F
  • (anciens francs)
  • En 1958, achat et pose d'une cloche neuve, et travaux au presbytère

    • - Montant de la dépense
    • 8 998,54 F
  • (anciens francs)
  • En 1960, réfection complète de la toiture du Presbytère

    • - Montant des travaux
    • - Subvention en date du 10 juin 1960
    • - Participation de la commune 77%
    • - et aménagement électrique des cloches
    • 14 135,40 F
    •  
    • 77 %
    • 1 800,00 F
    •  
    •  
    •  

    En 1961, achat des premiers bancs et grosses réparations à effectuer au Presbytère.

    En 1964, nouveau cadran et sonorisation

    • - Montant de la dépense
    • Dont
    • 215 200,00 F
    • 75 000,00 F
  •  
  • versés par l'Amicale.
  • En 1966, crépissage extérieur du Presbytère

    • - Prix global
    • - Subvention du Département
    • - Participation commune
    • 18 221,00 F
    • 6 000,00 F
    • 12 221,00 F
    •  
    •  
    •  

    En 1967-1968, chauffage central Eglise, Presbytère et ses dépendances, et crépissage.

    • - Prix global
    • 27 785,86 F
    •  

    La paroisse participe au financement par le produit d'une kermesse et emprunt auprès des particuliers.

    En 1969, travaux dans l'Eglise :

    13 janvier "appel est fait à des travailleurs bénévoles, 11 volontaires auxquels viennent s'ajouter des maçons, des menuisiers, qui déménagent le mobilier de l'Eglise".

    14-15 janvier début des travaux. Le nombre de travailleurs bénévoles dépasse par moments 20 personnes.

    Du 13 janvier au 5 février, inclusivement 166 journées représentant 71 familles furent accomplies à titre gratuit. Ceux qui ne purent travailler firent des dons en argent ou en denrées liquides pour les travailleurs".

    Consolidation du clocher et de ses supports

    • - Coût
    • - Subvention
      et remplacement de la porte d’entrée.
    • 22 250,00 F
    • 6 000,00 F
    •  

    En 1970, travaux dans la Sacristie : percement d'une porte donnant sur l'Eglise, fermeture de l'ancienne porte allant de la Tribune au clocher, travaux pour Tabernacle et Baptistère.

    En 1971, sonorisation.

    En 1972, confessionnal.

    En 1973, nouveaux vitraux.

    En 1975, installation d'une nouvelle horloge électrique et achat du lutrin et de chandeliers.

    En 1982, programme de restauration du Presbytère.

    En 1986, peinture de la porte de l'Eglise et installation du banc sur la place.

    En 1991, fourniture et pose d'un 2ème mouvement pour l'horloge.

    En 1995, changement des deux cadrans de l'horloge. Enlèvement des tringleries remplacées par deux moteurs.

    En 1996, maçonnerie, charpente, couverture du garage et du Presbytère. Rénovation du porche d'entrée du Presbytère et nettoyage/vernissage de la porte de l'Eglise

    • - Coût
    • - Subvention
    • 40 000,00 F
    • 20 000,00 F
    •  
    •  

    En 2002, restauration du Rétable, celui-ci est inscrit à l'inventaire des objets mobiliers des monuments historiques depuis 1989, il représente un tableau en bas relief de la Vierge donnant le rosaire à Saint Dominique et Sainte Catherine de Sienne, entouré de quinze médaillons bas relief en bois peint et doré du XVIIIème siècle.

    En 2013, changement de la chaudière,

    • - Coût
    • 13 806,97 € TTC
    •  
    Eglise du Nayrac

    Horloge

    Eglise du Nayrac

    La mesure du temps

    Avant qu'apparaissent l'horloge puis la montre, le temps fut mesuré par l'observation de l'ombre, des astres puis par l'écoulement d'un fluide.

    • Premier cadran solaire : 550 ans avant J.C ;
    • Horloge à eau : vers le IIème ou IIIème siècle avant J.C. ;
    • Les débuts de l'horloge mécanique sont mal connus ;
    • La première horloge électrique remonte à 1840.

    L'Horloge

    1847, c'est à cette époque que fut construit le clocher actuel en remplacement du campanile qui se trouvait sur le choeur.

    1881, acquisition d'une horloge par une souscription auprès des parisiens, 1795 F.

    Installation de cette horloge, achat de la petite cloche pesant 250 Kg et pose au bout de la flèche, pour la sonnerie des heures, 1129,60 F versés par les paroissiens du Nayrac.

    La commune prit à sa charge les frais d'entretien de cette horloge et s'engagea à payer la personne qui devait la remonter toutes les 36 heures.

    1936, installation de l'horloge actuelle avec son carillon par Monsieur Edouard VIDAL, étant à cette époque Maire du Nayrac.

    • - Montant de la dépense 14 751,50 F
    • - Souscription dans la paroisse 11 559,00 F

    Les travaux effectués au clocher de l'Eglise pour la pose de cette horloge ont nécessité, auprès d'un particulier, l'emprunt d'une somme de deux mille francs.

    Dès avant 1939, Monsieur Joseph ARTIS a été sollicité par Monsieur PLAGNARD, curé de la paroisse, pour l'entretien et les réparations de l'horloge, charge qu'il a assumée jusqu'à son électrification en 1975. Il lui est arrivé d'avoir à usiner, lui-même, une pièce défectueuse. A ce moment, la rotation des aiguilles et le mouvement des balanciers de la sonnerie des cloches étaient assurés par des poids.

    Le mécanisme était à remonter régulièrement pour éviter que l'horloge ne retarde puis s'arrête. Il reposait sur un socle en bois recouvert d'une cage vitrée protégeant toute la mécanique, très pointue pour l'époque, des poussières et courants d'air. Il subsiste à la base du clocher, protégé dans un cadre en bois, preuve tangible du savoir-faire de nos "aînés".

    1964, nouveau cadran.

    1975, installation d'une nouvelle horloge électrique au clocher communal, celle étant en service était irréparable.

    • - Devis 6 891,36 F TTC

    1991, fourniture et pose d'un deuxième mouvement.

    • - Montant de la dépense 15 858,70 F

    1994, changement de mécanisme.

    1995, changement des deux cadrans.

    Tringleries remplacées par deux moteurs

    • - Devis 14 800,00 F HT

    2013, changement des minuteries des deux cadrans extérieurs.

    Seuls vestiges de l'ancienne horloge, les aiguilles qui indiquent toujours les heures.

    Suite aux travaux effectués au niveau du clocher, l'ancienne horloge a vu son emplacement modifié, son cadran à pris de la hauteur, il n'en est que plus visible.

    Horloge Eglise du Nayrac

    Cloches

    Eglise du Nayrac

    Elles marquent les heures, carillonnent à toute volée lors des grandes fêtes religieuses, tintent joyeusement ou sonnent le glas selon les heures, heureuses ou douloureuses qui jalonnent notre vie.

    Dans le passé, elles appelaient soit au travail, soit au repos, soit à la prière. L'Angélus, sonnerie de cloches du matin, du midi et du soir, rythmait les journées à la campagne et invitait à la prière en latin.

    En 1857, Jean-François MILLET, peintre, dessinateur et graveur français, représentait ce moment sous forme d'un tableau "L'Angélus" bien souvent présent dans nos maisons sous forme de reproduction ou de tapisserie patiemment brodée.

    Les cloches ont eu malheureusement parfois à sonner le tocsin pour donner l'alarme en cas d'incendies, de catastrophes ou de déclarations de guerres.

    Le clocher du Nayrac

    On y accédait auparavant par la tribune de l'Eglise, disparue maintenant.

    On y accède actuellement en empruntant un escalier escamotable puis une échelle.

    Il abrite cinq cloches.

    Les établissements Bach, contactés en 1960 en vue de leur électrification apportent les renseignements suivants quant à leurs caractéristiques

    Eglise du Nayrac

    La grosse cloche : poids 1000 Kg, diamètre 1,170 m, note FA, fondeur, Granier en 1958, joug cintré en acier, type Triadou, montures à billes, sonnerie du type à battant rétrograde (tout se passe comme si la cloche venait frapper le battant).

    Cette sonnerie se caractérise par une certaine lenteur majestueuse, elle est très répandue en Aveyron et encore davantage dans le midi.

    Seconde cloche : poids 650 Kg, diamètre 0,990 m, note SOL, fondeur Triadou, même joug, mêmes caractéristiques que la grosse au point de vue suspension.

    Troisième cloche : poids 450 Kg, diamètre 0,885 m, note LA, fondeur Triadou, mêmes caractéristiques que les deux précédentes.

    Quatrième cloche : poids 250 Kg, diamètre 0,740 m, note DO, fondeur Triadou.

    Cette cloche, ainsi que la suivante, est suspendue à un joug bois, droit, et sonne à battant lancé (c'est le battant qui vient frapper la cloche lorsque celle-ci atteint son point culminant).

    La sonnerie qui en résulte est très pure, très nette, pas de double frappe, par contre le rythme est plus précipité.

    Cette cloche n'est pas sur billes mais tourillone dans les coussinets en bronze.

    Cinquième cloche : poids 110 Kg, diamètre 0,555 m, note MI, fondeur Triadou, même suspension, même sonnerie que la quatrième, pas de roulement à billes, mais des coussinets bronze.

    Les deux petites cloches ont une tierce d'intervalle musicale. Elles sont parfaitement harmonisées entre elles et devaient servir principalement lors des baptêmes ou évènements joyeux.

    La sixième cloche : visible en haut du clocher, elle fut dédiée aux Saint Anges Gardiens et était destinée à sonner les heures. Des problèmes répétés, des réparations parfois difficiles, un mécanisme à remonter régulièrement et, par voie de conséquence, de nombreuses ascensions au niveau du clocher... firent que sa sonnerie fut branchée sur la grosse cloche. Le mécanisme demeure au niveau du clocher, preuve du savoir faire et de l'amour de l'art de nos "aînés".

    En conclusion, dans l'ensemble belle sonnerie : FA, SOL, LA, DO, MI, très homogène et bien échelonnée.

    Le fondeur Triadou, complété par Granier, a fait de l'excellent travail.

    La charpente est en chêne, assez haute, puisque la base des cloches arrive à 1,80 m du plancher.

    Monsieur MALVEZY, qui réalisa la Croix en fer forgé devant l'église et en aurait installé par la suite une réplique au Roc Del Duc sur la route d'Entraygues, aurait eu à intervenir au niveau de la cloche des Saints Anges Gardiens... Il se serait promis de ne jamais plus, vu le danger encouru, recommencer un tel travail au sommet d'un clocher.

    Eglise du Nayrac
    Quelques dates

    "L'An mil huit cent soixante et le vingt trois du mois d'octobre a eu lieu au "Neyrac" une belle cérémonie, une fête de religion, une pieuse fête de famille, la bénédiction de cinq cloches neuves, bien faites, donnant de très beaux sons, en parfaite harmonie entre elles, d'un travail fini sous tous les rapports, soit pour la forme, soit pour les ornementations ou décorations.

    Ces cloches ont été mises

    la première sous l'invocation de Jésus Sauveur

    • parrain : Antoine COUDERC, prêtre
    • marraine : Rosalie COUDERC, sa belle-soeur de La Combe

    la deuxième sous l'invocation de Marie conçue sans pêché

    • parrain : Joseph LAURENS
    • marraine : Marie-Anne MALVESY, son épouse de Fombillou

    la troisième sous l'invocation de Saint Joseph

    • parrain : Joseph Michel PRAT
    • marraine : Anne-Clotilde PRAT, sa fille de La Grange

    la quatrième sous l'invocation de Saint Etienne, diacre martyr

    • parrain : Jean FERRIERE
    • marraine : Elisette BATUT, sa belle-fille de La Viargue

    la cinquième sous l'invocation de Saint Jean Baptiste

    • parrain : Raymond COUDERC
    • marraine : Virginie TURLAN, sa belle-fille de Conquettes

    La bénédiction a été faite par Monsieur SABATHIER, vicaire général du diocèse, assisté d'un nombreux clergé, venu de plusieurs districts du même diocèse de Rodez. Un sermon analogue à la circonstance a été prêché par Monsieur SOUQUES, curé de Trédou."

    Le 31 août 1958, la première cloche pesant 880 Kg s'étant fêlée, il a été procédé à son remplacement par une "autre cloche arrivée la veille de la fonderie de Saint-Gervais (Hérault)", poids 1000 Kg, note FA.

    "Le prix de la cloche dépasse le million. Il a été versé à Monsieur GRANIER, fondeur 500 000 F.

    300 000 F ont été reçus de la colonie parisienne qui avait été sollicitée, le reste a été recueilli auprès des paroissiens du Nayrac. Le gros apport de paiement total vient de la reprise de l'ancienne cloche fêlée qui a été descendue du clocher pour faire place à la nouvelle."

    L'abbé Ressouches était alors curé de la Paroisse. La cloche fut baptisée dans l'Eglise du Nayrac par l'Evêque de Rodez.

    • parrain : Edouard DENAYROUSSE
    • marraine : Alexandrine RAYNALDY

    13 novembre 1960, vote pour l'aménagement électrique des cloches, devis 11 190 NF. Cet aménagement comporte les postes suivants :

    • mise en volée balancée des cinq cloches pesant respectivement 1000, 650, 450, 250 et 110 Kgs ;
    • tintement électrique des cinq cloches par marteaux tinteurs à frappe externe pour les trois grosses cloches et électro-aimants pour les deux petites ;
    • Angélus automatique et mécanisme combinateur donnant aux heures réglables 3x3 coups tintés sur une cloche, suivis de la volée de 1, 2, 3, 4 ou 5 cloches à volonté ;
    • glas tinte sur les quatre plus grosses cloches, silence entre coups : six secondes ;
    • glas horloge automatique (ou glas après Angélus) déclenchement d'un ou plusieurs cycles de glas, après chacun des trois angélus de la journée ;
    • carillonnement automatique des baptêmes, mariages. Brassage de coups, à cadence rapide, sur les cinq cloches ;
    • coffret de commande : 5 août 1971, entretien des cloches et de l'horloge.
    • 2013, rénovation et mise en conformité électrique du clocher. Des dispositifs de protections électriques des moteurs ont été installés, et les câbles d’alimentation changés.

      L’usure très importante des battants des cloches 4 et 5 risquait de compromettre leur longévité. Leur remplacement a été effectué, laissant espérer une longue vie à ces cloches.

      Coût : 8 984,29 € TTC (horloges comprises).

      Subvention de l’Amicale des Enfants du Nayrac : 3 626 €


    La légende de la chapelle Del Dol

    Chapelle Del Dol Le Nayrac

    "Le seigneur d'Estaing était très lié avec le seigneur de Vallon, dans la vallée de la Truyère. Celui-ci était veuf et avait un jeune fils. Contraint de partir à la guerre, ce seigneur confia son fils et le domestique de celui-ci à son ami le seigneur d'Estaing. Celui-ci avait une fille, un peu plus jeune. Les deux enfants jouèrent et grandirent ensemble, jusqu'au jour où, devenus adolescents, ils sentirent l'un pour l'autre une profonde attirance.

    Or, le seigneur d'Estaing projetait de marier sa fille à un puissant seigneur du voisinage, le baron de Thénières, un homme dur et violent. La jeune fille, heureuse dans la compagnie du jeune sire de Vallon, n'éprouvait au contraire que l'aversion pour celui que son père lui destinait. Le baron de Thénières, comprenant que le coeur de la jeune fille était déjà pris, amena le seigneur d'Estaing à renvoyer, chez lui, à Vallon, le jeune compagnon de sa fille.

    Les jeunes gens, en se séparant, jurèrent de se revoir. Au jour fixé, une lumière placée en haut de la grande tour indiquerait qu'il n'y avait point de danger. L'indiscrétion d'une servante mit, par l'intermédiaire de son serviteur, le baron de Thénières au courant.

    Connaissant le jour et l'heure à laquelle le jeune page devait venir, ils s'adjoignirent six vauriens, que le seigneur de Thénières paya très largement, et firent par une nuit très obscure abattre l'arche principale du pont qui reliait Estaing à la rive gauche.

    A l'heure dite, le jeune homme arriva par la Rouquette, sur la rive gauche, non loin d'Estaing. Dans la nuit, il ne vît pas l'abîme, qui s'ouvrait à la place du pont et il se noya dans le gouffre. Son serviteur ne le voyant pas revenir voulut aller le lendemain à sa rencontre. Il vit le pont brisé, comprit qu'il était sans doute tombé et vint alerter le seigneur d'Estaing et toute la population.

    On chercha le long de la rivière le corps du jeune homme. On finit par l'apercevoir en face du chemin de Montaigut. Avec une petite barque, que l'on appelle dans le pays un nego-fouol, on réussit à ramener le corps.

    Pendant ce temps-là, une brève enquête, qui ne laissait aucun doute, fit découvrir l'auteur du crime : le baron de Thénières.

    A la demande de la jeune fille, le seigneur d'Estaing fit ensevelir le jeune homme au lieu où on l'avait sorti du Lot et il fit construire au-dessus de la tombe une chapelle, et à côté un logement pour un ermite dont la mission serait de prier pour le défunt et les deux familles d'Estaing et de Vallon. Cette chapelle est appelée depuis La Capelo del Douol, la chapelle du deuil. La jeune fille ne tarda pas à suivre son compagnon dans la tombe.

    Le jour anniversaire de la mort des deux amants "disent les pêcheurs d'Estaing, une légère nuée semblable à un brouillard s'élève au-dessus de la grande tour du château et prend peu à peu la forme d'une femme aux longs vêtements blancs, les mains jointes élevées vers le ciel et l'on entend par trois fois le cri parfaitement distinct : Douol !... Douol !... Douol !... et tout disparaît." (d'après Pons d'Hauterive)

    Pendant longtemps, les messes de Neuvaine y furent célébrées. La Chapelle était consacrée à Saint Laurent, diacre et martyr. Le 12 juin 1731, à l'issue d'une grande cérémonie, les reliques qui étaient déposées furent ramenées à l'Eglise du Nayrac.

    La Chapelle fût vendue à la famille Bousquet de Carmarans et passa par plusieurs propriétaires : Monsieur Galtier, Notaire, puis à E.D.F. qui l'a cédée à la commune du Nayrac.

    Le culte n'y est plus célébré.

    Chapelle Del Dol Le Nayrac

    Belle légende pour cette chapelle en bordure de la route départementale reliant Estaing à Entraygues. Aujourd'hui grâce à la rencontre de gens passionnés et de quelques bénévoles, cette chapelle reprend vie.

    Madame Francine SAMPER, une Estagnole débordant d'énergie, a retroussé ses manches pour nettoyer et embellir les alentours de la chapelle. Depuis 6 ans et après de longues heures de dur travail, de culture, de fleurissement, le résultat est surprenant. Un parterre de végétaux des plus variés (iris, millepertuis, marguerites, bleuets, primevères, petits arbustes) offre un lieu accueillant et chaleureux.

    Chapelle Del Dol Le Nayrac

    Il suffit de descendre quelques marches, plus ou moins égales, mais qui font le charme d'un escalier authentique, et là, une fois la porte poussée, on entre à l'intérieur de ce lieu rempli d'histoire et de légende.

    C'est ici qu'un jour Monsieur Peter WOOD, artiste anglais et nouveau propriétaire du Paradou, découvre ce lieu et cette chapelle. Il souhaite à son tour apporter ses talents d'artiste à la rénovation de ce bâtiment.

    Avec la complicité de Francine SAMPER, Peter WOOD rencontre Monsieur Robert THOMAS, Maire du Nayrac à l'époque, afin de lui demander la permission de travailler à l'intérieur et de réaliser des peintures en rapport avec la légende et la Bible.

    Chapelle Del Dol Le Nayrac

    Sur des surfaces en plâtres peintes à la peinture blanche d’émulsion,

    Peter WOOD réalise plusieurs tableaux représentant le jeune seigneur et la dame ; les sept péchés capitaux ; Adam et Eve ou bien encore Saint Christophe, Saint François d’Assise, etc... . Ces fresques réalisées à base de peinture acrylique redonnent vie à la chapelle. Pour compléter son œuvre, l’artiste réalise aussi des chandeliers (en acacia et chêne de la région) ainsi que la croix, tous posés sur l’autel de la chapelle.

    Depuis le 20 septembre 2008, l’autel a un nouveau tissu conçu et brodé par Madame Shuna GILES, une artiste de Nouvelle Zélande. Elle fut inspirée pour créer ce travail par Peter WOOD. Puisque Peter, a donné son temps et son talent à la chapelle, Shuna a souhaité s’associer, par amitié, à la cause en envoyant sa contribution venue de l’autre côté du monde.

    site internet : http://peterwoodarts.com


    Bibliothèque Municipale

    Bibliothèque le nayrac

    La bibliothèque municipale se trouve dans les locaux de la mairie

    05.65.44.63.57

    Elle fut créée en 2003 et est gérée par une équipe de bénévoles qui accueille les lecteurs de tous âges

    Les samedis matins de 10h00 à 12h00

    Vous pouvez consulter sur place ou emprunter les ouvrages gratuitement.

    Un ordinateur est également à votre disposition pour surfer sur internet.

    bibliothèque le nayrac
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    Les Légendes du Nayrac

    2. La Légende de Fombillou

    Les Légendes du Nayrac

    Dans le Nord-Aveyron, entre Estaing et Entraygues, coule tranquillement la rivière "Le Lot". Dominant cette gorge profonde en cet endroit, se trouve le rocher superbe de Fombillou.

    Et il y a fort longtemps...

    La disette sévissait en notre région. Malgré cela, dans certains villages on avait encore un petit peu de tout, et ces vivres attiraient des meutes de loups.

    Pour se débarrasser de ces carnassiers indésirables, les habitants du dit village trouvèrent une astuce... !

    En appât ils attachèrent un "cabrit" (chevreau) au faîte du rocher de Fombillou qui majestueusement domine le Lot.

    Les cris de la bête attirèrent les loups, et la nuit venue les gens de Fombillou avec des genêts et des brandons de paille allumés les firent tomber dans le précipice, les détruisant totalement.

    Les Légendes du Nayrac

    Lés loups dé Foubilliou

    Dîn lou tins los gronds mèros

    Countabou lou loup ét lo bérgéro

    Mé pér iou l'omic Ginestou

    In défouorro dé lo consou

    Oquél histouéro mé léguét

    Et otaou mé lo countét

    Oui quont ol païs yabio miséros

    Coumo ol jiour d'huéî sur maîssos térros

    Lo nuéch les loups lo mouort hurlabou

    Ol liéch lés éfons plourabou

    Ol billatchi dé Foumbilliou

    Dés missons loups roudabou

    Lou sér digus poudio sourti

    Toutés lés loups, érou aqui

    Mé troubérou éno soulutiou

    Obéc lou fomus roc dé Foumbilliou

    Ol cap do quél pélaou dé roc

    Qué doumino lou Lot din bloc

    Un pouguét éstoca in cabrilliou

    Tou offomat, més incaro biou

    Lou sér maî lou cabrit béguéiorio

    Lo bando dé loups, dél s'opprouchiorio

    Et quont lo nuéîch orribét

    Tout lou billatchi sourtîét

    Yobio pas dé néou, ni dé plésio

    Pés "Foumbillious" ét lour idéio

    Hommés, fénnos obéc lo fourco

    Dés paous, bostous, mourcéls dé souco

    Toutés crédabou coumo dés fats

    Tiniauou : pallio ginéssés inflomats

    Lour colio fa oquél socriticé

    In poussént lés loups bol précipicé

    Ol roc autaou tout sé possét

    Et lou brabé cobrit n'y pérîét

    To bién qué dînpîéy sé dicht

    Qué lou coprîn dél bilatchi o dricht

    O lo récounéssinso dé tout Foumbilliou

    Qué séguét rénoummat pés cobécous

    Les loups de Fombilliou (traduction)

    Dans le temps les grands-mères

    Chantaient le loup et la bergère

    Mais pour moi l'ami "Gineston"

    En dehors de la chanson

    Une belle légende me confia

    Voici tel qu'il me la conta

    Quand en Viadène, il y avait misère

    Comme aux jours actuels sur d'autres terres

    La nuit, les loups la "mort" hurlaient

    Au lit, les enfants pleuraient

    Au village de Fombillou étaient

    Des méchants loups qui rodaient

    La nuit personne ne pouvait partir

    Les loups empêchaient de sortir

    La solution ils la trouvèrent

    A leur rocher ils pensèrent

    Au sommet de cet important roc

    Qui domine le Lot d'un bloc

    Quelqu'un put attacher un chevreau

    Tout affamé, mais bien costaud

    Le soir, plus la bête bégayerait

    La bande de loups s'approcherait

    Quand la nuit fit apparition

    Les habitants sortirent des maisons

    Ce jour là sans neige ni pluie

    Les "Fombillou" ayant bien réfléchi

    Hommes, femmes de fourches armés

    Hurlant, courant comme des dératés

    Certains avec des paillons enflammés

    Tous vers le roc se dirigeaient

    Car là se trouvaient tous les loups

    Ils tombèrent dans le Lot d'un seul coup

    Au roc, ainsi tout se passa

    Et le brave chevreau n'y périt pas

    Comme stratégie ce fut très adroit

    De plus le caprin du village eut droit

    A la reconnaissance de tout Fombilliou

    Qui fut renommé pour les cabécous

    bibliothèque le nayrac

    Légende ou histoire ? Est-ce vrai ?
    Personnellement je ne le sais...
    Toujours est-il que pour la Saint-Jean,
    Dans ce Nayrac tous les ans,
    Lorsque la nuit noire arrive,
    Hommes et femmes tous s'activent ;
    Ils vont parfois le feu allumer,
    Avec des brandons de paille enflammés ;
    Ce feu de Saint-Jean qu'au loin on voit,
    Se rattache peut être à l'autrefois,
    Quand on chassait les loups en force,
    Avec solidarité, astuces et torches.

    Raymond Rouquette (Mon pays de Viadène)

    2. La Légende de la Chapelle Del Dol

    Retrouvez la légende de la chapelle Del Dol ICI


    La Crèche

    village de Noel du nayrac

    Village de Noël du Nayrac

    C’est depuis le Noël 2011, dans le pittoresque département de l’Aveyron, sur les contreforts de l’Aubrac, que de nombreux visiteurs ont la joie d’admirer dans l’église du Nayrac, une magnifique crèche réalisée par une équipe de bénévoles regroupée depuis 2016 en section du Foyer Rural du Nayrac.

    Comme bien de contes d’autrefois, tout commença par une longue et froide nuit d’hiver...

    Deux frères, Jérémy et Sébastien, à l’initiative du village de Noël du Nayrac, se souviennent… Les souvenirs d’enfance remontent à la surface : la recherche du sapin de Noël, les pieds dans la neige dans les bois de Fombillou près du Nayrac, la décoration du sapin, le papier rocher pour cacher le pied du sapin.

    Dans ce papier rocher, la crèche avec les santons de papi : le petit Jésus, Marie, Joseph, l’âne et le bœuf, les petits moutons…. Et l’ange qui veille sur l’enfant endormi, bien au chaud.

    Il y a aussi l’attente du Père Noël, durant la nuit (on se relève pour voir s’il est déjà passé), l’émerveillement à l’ouverture des cadeaux le matin de Noël et ... Le Père Noël qui se trompe de maison et qui a laissé des cadeaux pour nous au fond du village chez Tata Maria. Nous nous retrouvons chez elle pour déjeuner. La table est bien garnie. Tout le monde est là : Roger, Jean-Louis, Lucette, Jean-Paul, Michel, Marie –Claire ….. et tout le monde est heureux.

    Et puis,…. Et puis les années passent. Certains de nos ainés nous ont quittés mais leurs mémoires demeurent au travers des petits personnages d’argile. On grandit. La crèche aussi. De nouveaux santons apparaissent, le berger mistral avec sa cape qui vole au vent, le meunier, le couple de vieux qui ramasse des fagots de bois...

    Quelques années plus tard, un ami, Henri Montels de Béziers nous explique comment réaliser des petites maisons en béton cellulaire : pour la crèche, c’est la première maison avec sa cave, son balcon et ses petites tuiles rouges. Puis c’est le tour du moulin avec ses ailes … et un petit moteur qui les fait doucement tourner.

    En 2008, par manque de place, il faut installer la crèche au salon. Les rois mages évoluent dans le sable du désert et suivent l’étoile d’or. Jean-Paul nous encourage à agrandir notre crèche. Avec Aline, ils trouvent dommage que cet ouvrage reste privé. Au cours d’une discussion en famille, nous décidons de construire tout un village provençal avec ses maisons et les différents corps de métier. Par contre l’église ne sera pas provençale mais celle du Nayrac avec ses vitraux éclairés, ses horloges et ses cloches qui sonnent les heures.

    Entre janvier et avril 2009, nous réalisons la majorité de ce village provençal et l’église du Nayrac. Au moment de construire la mairie, nous décidons de lui donner l’aspect de celle de notre village avec pour couverture, des petits rectangles de bois de cageots peints en gris qui feront office d’ardoises.

    La crèche est prête pour Noël 2011 et elle prend maintenant une bonne partie de la place du salon. Tous les petits détails (légumes, petits tonneaux…) sont fabriqués à partir de pâte fimo.

    Des lampadaires éclairent les rues de ce petit village "provençal-nayracois".

    Odette Gasq, Sœur Euphasie et Jean-Paul Turlan nous demandent alors si nous acceptons de placer la crèche dans l’église du Nayrac.

    Le 15 août 2011, fête de l’Assomption, nous sommes à Estaing en soirée pour le très joli spectacle "Sons et Lumières" d’Estaing ! Un château magnifique ! On se sent tout petit au pied de cet édifice. Ce soir-là, la constellation de la Vierge brille au-dessus du château… Et si Estaing devenait village de crèche ?... L’idée a germé et la maquette a débuté. Il a fallu reconstituer les plans du château, calculer les bonnes proportions et construire les différents bâtiments.

    La plupart des fenêtres sont éclairées, ce qui donne un aspect féérique. Une croix au sommet de la plus haute tour témoigne encore aujourd’hui, qu’autrefois, il a accueilli des religieuses. Au bout de 450 heures de travail, deux façades sont visibles (les autres ne seront visibles qu’en 2012.).

    C’est le 11 décembre 2011 que la crèche est installée, pour la première fois, dans l’église du Nayrac, dont le son de ses cloches chante nos baptêmes, nos mariages, pleure et console nos décès. Notre crèche et sa petite église du Nayrac sont protégées au cœur de l’église paroissiale. Le village s’est encore un peu plus développé avec un café, avec sa serveuse, ses joueurs de cartes ou de dames, l’école avec sa maîtresse et les enfants qui jouent. Au pied du village, un moulin surmonte un petit ruisseau qui se jette dans le Lot, lequel passe sous le pont d’Estaing surmonté par la statue du Bienheureux François d’Estaing, protecteur du village. La crèche avec l’enfant Jésus et ses nombreux personnages se trouve au pied du village. Entre les palmiers, les rois mages, sortant du sable du désert cheminent lentement en suivant l’étoile. En 2016, c’est la cathédrale de Rodez et le Larzac qui viennent se rajouter à cet ensemble, qui, avec de nombreux projets à venir, mettent en lumière le patrimoine historique et touristique du département de l’Aveyron.

    En des temps difficiles, à travers les yeux des santons qui nous révèlent un monde enchanteur, le village de noël du Nayrac nous rappelle que l’espoir peut nous aider à gravir les montagnes. Après la pluie viendra le beau temps disaient nos grands-pères ! Retenons et appliquons ce judicieux conseil, en n’oubliant pas, quand il fait sombre, il suffit d’allumer la lumière.

    Ce village de Noël est avant tout une aventure humaine. De très nombreux bénévoles ont participé à ce projet et, sans qu’ils n’aient été appelés, ils ont pris la route à nos côtés. Merci à vous tous, au Foyer Rural du Nayrac, à notre municipalité, à la paroisse St Bernard, à l’office de tourisme, à l’Amicale des enfants du Nayrac à Paris, et à tous ceux qui nous ont témoigné leur soutien et leurs encouragements.

    "Le plus joli cadeau est le don du bonheur, et le monde est plus beau quand on donne son cœur. Noël est bien plus que le jour des cadeaux, c’est le moment de se retrouver entre amis, entre voisins, entre frères. A l’aube de l’an nouveau, chantons notre bonheur, pour qu’à jamais, Noël vive dans nos cœurs !".

    Le Village de Noël du Nayrac est à retrouver sur :

    www.village-noel-nayrac.simplesite.com

    village de Noel du nayrac

    La Chorale du Nayrac

    La Chorale du Nayrac, a été créée en septembre 2018 en partenariat avec le Conservatoire de Musique de l’Aveyron. Elle est animée par Fred BONNET, Directeur de l’Antenne du Conservatoire à Espalion.
    Les cours ont lieu tous les mercredis (hors vacances scolaires) de 18h00 à 19h30 à l’Espace Multiculturel du Nayrac.

    Renseignements en Mairie 05.65.44.40.05

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